mardi 6 décembre 2011

Crise sans fin.

      En cette période de transition interminable dans notre pays (Madagascar), je voudrais partager ma vision sur la situation politique actuelle, qui ces derniers temps s’est rapidement accélérée avec  la mise en place des institutions et structures du régime en place.


Cupidité oblige
   Depuis la crise, des nouvelles personnalités politiques ont fait leur apparition, des entités politiques différentes se sont  également manifestées, les unes nouvellement formées, et les autres non vues depuis longtemps se sont montrées, et cela semble t-il dans l’intention d’apporter leur contribution dans la résolution de la crise actuelle. 
Ils étaient si déterminés à signer la feuille de route, mais est-ce vraiment pour contribuer à la dénouement de la crise, ou tout simplement pour avoir un part de gâteau car la cupidité est trop fort? Hé bien ! Vue la circonstance déplorable actuelle, difficile d’affirmer que ces politiciens sont animés par le moindre patriotisme. 
Pas seulement la longue période qu’il aurait fallu dans la résolution de la crise en témoigne, mais aussi  la nomination du Premier Ministre de consensus n’a pas eu l’unanimité étant donnée que celui-ci est issu d’une plate-forme soutenant le PHAT, sans parler de la formation du gouvernement   qui ne reflète pas du tout l’inclusivité exigée par la feuille de route et récemment la composition des  membres au sein des 2 assemblées (Congrès de la Transition  et Conseil Supérieur de la Transition) qui ne sont qu’une affaire de famille. 
La division et la fissuration des parties politique ne sont plus étonnantes, cela ne traduit  qu’une course aux sièges. Je ne cite plus le traffic des bois de rose, et les autres magouilles de toutes sortes. L’intérêt superieur de la nation n’est plus que vaine expression !!

     Même pas un brin d’espoir  en dépit de la feuille de route  signée par les 11 entités politiques le 17 septembre 2011, une étape qui devrait mèner vers des élections. Mais malheuresement, à mon humble avis, le processus de mise en œuvre de la FDR connaît toujours des manquements en raison du défaut d’ équilibre numérique dans la formation des membres dans les institutions du régime. 


Retour de l’ex-président Ratsiraka
     Depuis le retour de l’Amiral Ratsiraka dans son pays natal, sa rentrée a été marquée par les gestes qu’il a démontrés, son bisou au sol et ses trentaines de pompes au troisième âge en plus de la chanson qu’il a fredonné! Ces gestes ont alimenté des polémiques, tout un chacun a leur propre interprétation quand à la signification de ses attitudes. Et même dernièrement, le PHAT Andry Rajoelina n’a pas mâché ses mots en critiquant amèrement les comportements de l’Amiral, alors que celui-là également est très connu par son atermoiement. 

     Bon nombre de politiciens, comme la mouvance Ravalomanana et Zafy Albert ne trouvent aucun problème à la solution avancée par Didier Ratsiraka qu'est la conférence au sommet , c'est quand même faisable et fiable vu les expériences de ce dernier.
De toute façon, avec l’âge  avancé de l’Amiral, il serait judicieux qu’il demeure en tant que Ray aman-dreny retraité politiquement et apporte tout simplement sa contribution dans la résolution de la crise, son ambition de briguer encore la magistrature suprême me paraît ridicule même s’il a encore des supporteurs avec lui.


Retour de Marc Ravalomanana
     L’intention du président déchu Marc Ravalomanana  de revenir dans son pays natal a également alimenté des sujets de conversation. Pourquoi ne pas lui autoriser de rejoindre son pays alors que l’article 20 dans la feuille de route en prévoit? Personnellement, si on veut vraiment se débarrasser de la crise intermittente, son retour est une condition sine qua non qui accélère l’acquisition de la reconnaissance.

     Plusieurs étapes ont été franchies dans la résoulution de la crise qui a trop perduré, seule la feuille de route signée par les 10 entités politique le 17 septembre 2011 à Antaninarenina a pu rassembler les forces politiques mais sa mise en œuvre reste toujours flou et sujet à débat. Le non-respect du concensus et inclusivité en est la raison principale. Qui est vraiment donc la source de blocage ? Pourquoi empêcher Marc Ravalomanana de rentrer au pays ? Ou est l’apaisement politique indispensable dans l’application de la feuille de route. N’allait surtout pas penser vous les leaders politiques que «  on peut prendre le pouvoir dans la rue et par la force et par la suite, en acquérir une légitimation à l’issue d’un processus de négociation tronqué ».!! 

      Pour terminer, comme nous sommes en période de fête, il serait mieux de laisser de côté maintenant la politique, on a presque assez de ces politiciens  mesquins avec leurs mauvaises pratiques. Tous ce que je souhaite, que cette crise étendue prenne fin pour que la population malgache puisse vivre dans la paix et la sérénité. 

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