samedi 28 janvier 2012

Encore et toujours politique

    Les médias, les internautes et simples citoyens ne cessent d'émettre leurs avis concernant les informations relatives à l’évènement du samedi #M21112 sur le retour échoué de l'ancien président Marc Ravalomanana, parmi les dernières informations figurent la réunion d'urgence convoquée par le Troika de la SADC dans son pays à Pretoria, et les différentes déclarations faites par des politiciens, d'un haut responsable, etc... Je me permet donc de partager ma propre analyse sur ces diverses déclarations successives.

    Irresponsabilité:
    Lors de la réunion à Pretoria dont les délégations des mouvances ont assisté , le vice-ministre sud-Africain Marius Fransman a affirmé que les 2 principales protagonistes (Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina) sont tous les deux irresponsables, et il y a aussi  la loi d'amnistie qui doit se faire avant le 28 fevrier....

    A mon avis, le président de la transition est sans nul doute irresponsable, car il est toujours dépourvu de bonne volonté pour mettre fin définitivement à cette crise, il n’arrête pas de maintenir la violation de la feuille de route en s'opposant incessamment au retour du fondateur de TIM dans sa terre natale (retour exigé par le FDR).

    Marc Ravalomanana a été constamment menacé par un certain mandat d'arrêt émis par une justice désignée dans la rue de 13 mai et qui est toujours maintenue dans l'actuel gouvernement soi-disant inclusif.

D'un côté, l'ancien président est conscient de sa responsabilité, si on se réfère tout simplement à ses dires, qu'il a l'intention de rejoindre le sol malgache en vue d'apporter sa contribution dans la résolution de la crise, car cela fait partie de son obligation.

 D'autre côté, on ne peut pas aussi écarter son dessein de revenir au pays pour pouvoir récupérer ses biens détruites ou pour reconquérir son pouvoir que Andry TGV  lui a arraché illégalement  avec les aides des armées lors de la révolution orange. Quoi qu'il en soit, il devrait retourner dans sa patrie pour faire avancer l'obtention de la reconnaissance internationale. On ne peut nier que c'est juste son retour que la communauté internationale escompte depuis longtemps afin de débloquer les aides extérieurs. Et je partage sincèrement la déclaration de Marius Fransman, que sans le retour de Marc Ravalomannaa, il y aura pas d’élection libre et neutre. Il n'est plus donc temps de prendre en otage la population toute entière en raison de l'obstination des uns et des autres. Il faut avancer et respecter à la lettre les accords signés.

    Déclaration du Général Richard Ravalomanana
    Le célèbre Richard Ravalomanana (de quoi vraiment est-il célèbre? par la bombe, ou par sa fidélité au régime de transition, ou par sa fanfaronnade, ou peut être par son devouement au travail? ...).En fait, dès le lundi après le samedi du retour avorté de Marc Ravalomanana, il a donné une conférence de presse en déclarant que la décision de faire atterir à Morondava  l'avion transportant Marc Ravalomanana à bord vienne de lui, pour faciliter l'exécution du mandat d'arrêt décerné à l'ex-president et dont le Général   insiste à affectuer, car c'est un ordre de la justice allègue-t-il et qu'il ne fait que son devoir? Les citoyens ne sont pas des idiots. Bon, il est indiscutablement très devoué au jeune président en défendant ce dernier que la décision vienne de lui mais pas d'Andry Rajoelina...? Une décision que le général a soumis au président le lendemain de l'annonce au magro du retour de Ravalomanana, mais n'est appliqué que quelques minutes avant l'arrivée de l'avion à l’aéroport et cela au  détriment des autres passagers. S’avérait-il difficile de prévenir à l'avance la compagnie aérienne Air Link au lieu de surprendre tout le monde par cette mesure hâtive et incohérente supposé prise 4 jours avant l'évènement? Eh oui, tout le monde attend encore sa prochaine manifeste véhémente. Mérite-t-il une promotion ou une certaine faveur de la part du président, ou s'est déjà fait? se demande certaine personne!!


    Échéance du 29 février pour l'adoption de l'amnistie:
    Toujours dans la résolution prise après la rencontre pressante de Pretoria, la loi d'amnistie doit être votée avant le 29 février, et doit être opposable à tous, y compris l'ancien président Marc Ravalomanana.Les réactions ne se font pas attendre à la suite de cette résolution.

    Norber Lala Ratsirahonana, qui n'est autre que le conseiller spécial du jeune président n'a pas hesité à affirmer à la presse que la date du retour de Marc Ravalomanana n'était pas à l'ordre du jour pendant cette réunion convoquée d'urgence, ce qui traduit que celui-là ne concède toujours pas au retour de Ravalomanana, pour pouvoir prolonger par tous les moyens la transition.

    Peu de temps après la sortie du communiqué sur lequel on mentionne cette loi d'amnistie,  la ministre de la justice n'a pas changé du tout, c'est toujours la même depuis sa nomination lors de la révolution orange jusqu'à sa reconduite au nouveau gouvernement formé prétendu consensus, celle-là a rétorqué que  l’échéance du 29 février est impossible à respecter du fait des procédures à suivre. C'est un signe de manque de volonté pour mettre en place une apaisement politique

    Lors de son dernier voyage à Toamasina, le président de la transition a renforcé les déclarations de son conseiller et sa favorite ministre de la Justice en annonçant que les personnes ayant fait des crimes contre l'humanité ne doivent pas bénéficier de l’amnistie, et qu'il n'était pas donc question d'un retour de son adversaire dangereux à qui il a une certaine appréhension, et qu'une mise en place d'un comité de Réconciliation doit être d'abord mise en place avant de se focaliser sur l'amnistie .

    En attendant la suite de l'évènement politique qui s'annonce continuellement incertaine, la population continue de vivre dans la misère inquiétante, sans plus parler de l'insécurité qui prévaut de jour comme de nuit,  sans que les politiciens  vénéneux ne s'en rendent pas du tout compte. L'apaisement politique n'est plus qu'une vaine expression, l'acharnement du régime ne dénoue pas la crise, il ne profite qu'à ceux qui y trouvent de l'intérêt. Si ce contexte national brûlant persiste, la transition risque de se prolonger jusqu'à 5 ans et cela sans cesse au profit des profiteurs actuels et au détriment du plus grand nombre.

    Dans la médiation menée par la SADC de la Troika, il doit faire pression tout en jouant la carte de neutralité et éviter donc toute moindre attitude susceptible de méfiance, la résolution de la crise traîne beaucoup, 3ans et plus, la situation reste stagnante et sans perspective.  Notre pays est si riche, ce qui emmène tous les acteurs sans exception ( les signataires de la FDR, la SADC, la communauté internationale, ..) de la recherche de solution pour la sortie de la crise à tarder cette transition.Quid de la vie de la population malgache?

FDR: Feuille de route


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire