dimanche 23 mars 2025

A Madagascar, des irrégularités décrédibilisent les résultats des élections communales de décembre 2024

Image de la Commune urbaine d'Antananarivo ; capture d'écran de la chaîne YouTube de 2424mg[/caption]

Initialement prévues en novembre 2023, les élections communales et municipales à Madagascar se sont finalement tenues le 11 décembre 2024, avec des résultats définitifs annoncés le 17 janvier 2025.

Il s'agit de la troisième élection en 13 mois, après l’élection présidentielle du 16 novembre 2023 et les élections législatives du .

Le 20 décembre 2024, des résultats provisoires des elections communales et municipales sont annoncés dans un premier temps par la Commission électorale nationale indépendante avant que les résultats définitifs ne soient finalement proclamés le vendredi 17 janvier 2025. Ces résultats donnent l'avantage aux candidats du parti au pouvoir, le Tanora Malagasy Vonona (TGV) - (Jeunes Malgaches Déterminés), qui raflent la victoire dans la majorité des communes du pays.

Élections reportées et prolongation du mandat du maire à cinq ans

Les élections communales et municipales jouent un rôle important dans la société malgache: composé de 69 principales villes et subdivisé en 1 695 communes, le pays compte plus de 32 millions d'habitants qui élisent 1 695 maires. Ces derniers ont pour fonction principale d’œuvrer pour le développement des communautés.

En janvier 2024, la société civile réagit vivement à l'annonce du report d'une année de ces élections par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Robert Namearison, président national du KMF Cnoe (Komity Mpanara-maso ny Fifidianana - Comité Nationale de l'Observation des Élections), une ONG engagée dans l’observation de la vie publique et d’éducation des citoyens, perçoit cette annulation comme un piétinement du processus démocratique. Namearison déclare en janvier 2024 à Radio France Internationale (RFI) :

Aucun prétexte n’est acceptable pour reculer ou annuler une élection, que ce soit politique ou financier. C’est au gouvernement de trouver les solutions en collaboration avec la Céni. Il faut avoir deux élections, avant janvier 2024 et, à notre avis, ne surtout pas abandonner l’élection de proximité qu’est l’élection communale.

A l'issue des résultats provisoires du 20 décembre 2024, les candidats du régime en place réunis sous la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina - IRMAR (Nous tous ensemble avec Andry Rajoelina) dominent largement dans les communes. Selon les estimations, l’IRMAR obtiendrait près de 57% des mairies à travers l’ensemble du pays, d'après un article du site Newsmada:

L’Irmar domine les communales avec 963 mairies sur 1.695 (55,81 %), suivi des indépendants (474). Le Fivoi en remporte 52, le Tim 38, tandis que l’opposition n’en décroche que 13.

Mais de nouvelles élections sont organisées dans certaines communes à cause de l'invalidité des résultats, comme l'indique Newsmada sur son compte X:

Des irrégularités malgré l'appel à des réformes pour plus de transparence

Avant la tenue des elections communales, les acteurs de la société civile appellent à la vigilance. Ainsi, L'ONG malgache Transparency International-Initiative Madagascar (TI-MG) appelle le 10 octobre 2024, dans le cadre de la préparation des élections communales, les candidats à :

Affirmer un engagement clair contre la corruption dans leur discours électoral et démontrer leur volonté de rendre des comptes ;

Intégrer la lutte contre la corruption dans leurs programmes électoraux et rendre ces informations accessibles et compréhensibles pour les électeurs ;

Favoriser l’accès à l’information pour les journalistes et les citoyens tout au long du processus électoral.

Malgré cet appel, les élections sont marquées par des irrégularités et un manque de transparence. Les citoyens malgaches constatent des inégalités de pouvoir financier entre les candidats - des pratiques qui sont largement dénoncées. 

Selon TI-MG,  les élections communales sont entachées d'irrégularités.  Des cas de bourrage d'urnes et de bulletins validant des résultats parfois pré-signés sont signalés.

De plus, le gouvernement intervient dans le processus le 4 décembre 2024, une semaine avant la date de l'élection municipale, en lançant son programme "Mifampitsimbina [prendre soins les uns des autres]" destiné aux ménages vulnérables d'Antananarivo. TI-MG condamne cette initiative comme étant une violation de la neutralité de l’administration. Le communiqué précise que:

En pleine campagne électorale, le président de la République annonce la distribution de denrées alimentaires (riz, huile et produits de première nécessité) dans les six arrondissements de la ville d’Antananarivo.

Et ajoute qu'il s'agit de:

Une violation de la neutralité publique visant implicitement à influencer positivement le candidat IRMAR en lice dans la commune urbaine d’Antananarivo.

Résultats provisoires contradictoires

Le 20 décembre 2024, la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI), publie sur son site web des résultats contradictoires notamment en ce qui concerne les deux candidats à la mairie d'Antananarivo, proclamant le candidat de l'opposition Tojo Ravalomanana vainqueur face à la candidate du pouvoir, Harilala Ramanantsoa [qui est l autre candidate et de quel parti? ]. Celui-ci avait alors dénoncé des élections marquées par la fraude, tandis que l'ONG Transparency International avait exprimé ses préoccupations concernant le « manque de transparence et d'intégrité » du processus électoral.

Le 21 décembre 2024, le jité, un journal télévisé privé publie sur sa page Facebook que le candidat Tojo Ravalomanana est en tête avec une moyenne de 42,21% tandis que Harilala Ramanantsoa, parti au pouvoir Tanora Malagasy Vonona (TGV) a 37,75%.

 

 Résultat provisoire affiché dans le site de CENI

Suite à la publication des résultats provisoires par la CENI, le groupe politique FIRAISANKINA publie une déclaration à ce sujet où il dénonce::

- l'utilisation du pouvoir de l’État, des fonds de l’État, des employés de l’État et des biens de l’État pour faire campagne en faveur des candidats nommés au nom du parti au pouvoir.

-l’exploitation de la pauvreté du peuple et l'achat de ses votes de diverses manières.

Dans cette situation, la démocratie et le statut républicain de Madagascar sont en danger, et ceux à qui le peuple a donné l’autorité de gouverner Madagascar aujourd’hui s’orientent vers l’autocratie et le totalitarisme.

Gascar Fenosoa, un député du parti politique mouvement Gasikara et candidat à la mairie publie sur sa page Facebook:

Sur le plan juridique, voici le résumé des événements :
❌ Absence de sincérité dans l’élection : inégalité des chances entre les candidats
❌ Violation de la liberté de vote
❌ Pas de vote secret
❌ Influence déterminante du candidat de l'État

Dans un reportage vidéo, Gaëlle Borgia, correspondante de France 24 à Madagascar évoque la contestation de l'opposition des résultats des municipales d'Antananarivo:

Au début de l'année 2025, lors de la présentation des vœux pour le nouvel an, Marc Ravalomanana, maire d'Antananarivo de 1999 à 2002 et président de la république de Madagascar de 2002 à 2009 [c est qui?]  a intensifié ses déclarations en rejetant les résultats face à la défaite de son fils, le candidat Tojo Ravalomanana. Devant les membres de son parti politique Tiako i Madagasikara (TIM), Il déclare :

Nous ne pouvons pas admettre ces résultats des élections municipales et des conseillers, qui sont entachés de fraudes et de manipulations.

Ils ont également annoncé leur souhait de poursuivre la lutte, dans le cadre d’une opposition plus solidaire et d’un TIM plus fédérateur.

Nous devons lutter ensemble, avec les autres partis, groupes de partis et autres organisations.

Ce phénomène crée une véritable distorsion dans la compétition électorale. Les candidats moins financés, souvent issus de partis ou de mouvements politiques moins bien soutenus, se retrouvent dans l’impossibilité de rivaliser avec ceux qui bénéficient de ressources considérables. L’égalité des chances est donc compromise, et l’image d’un processus démocratique juste en pâtit.

Les élections communales de décembre 2024 à Madagascar marquent un tournant dans la vie politique du pays. Elles sont cruciales à la fois pour la gestion locale et pour les dynamiques qui se dessinent en vue de l'élection présidentielle de 2028. L'enjeu est de taille : renforcer la démocratie et la gouvernance locale pour un avenir plus stable et prospère.

lundi 24 février 2025

Voyage au Népal : Une expérience enrichissante et mémorable lors du #sommetGlobalVoices2024



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Raveloaritiana Mamisoa, rédactrice et traductrice. Sommet de Global Voices 2024 à Kathmandu, Népal

En décembre 2024, j'ai eu l'immense privilège de participer au sommet mondial de Global Voices, un événement mondial où les membres de la communauté de Global Voices venus des quatre coins du monde se sont rassemblés pour partager leurs idées, leurs connaissances et leurs expériences et aussi pour analyser les médias numériques, la liberté d’expression, la diversité linguistique et l’activisme du point de vue de la majorité mondiale.

Le sommet de Global Voices s'est tenu à Katmandou, au Népal, les 6 et 7 décembre 2024. Plus de 300 professionnels des médias de 40 pays se sont réunis pour discuter des défis et des opportunités dans le domaine des médias numériques. Moi, Raveloaritiana Mamisoa est membre active de Global Voices depuis 2011. Pour mon engagement envers cette organisation, je contribue dans plusieurs domaines tels que la traduction vers le Malagasy et le Français, ainsi que la rédaction des articles sur Madagascar:

La famille Global Voices. Photo de Jer Clarke.

Global Voices est une organisation internationale à but non lucratif qui se concentre sur la promotion de la liberté d'expression, la diversité des voix et des perspectives, l'importance de l'accès à l'information à travers les médias citoyens. Fondée en 2005, elle réunit une communauté mondiale de journalistes citoyens, blogueurs, traducteurs et autres activistes du numérique, qui travaillent ensemble pour mettre en lumière les histoires et les problèmes qui ne sont pas toujours couverts par les grands médias traditionnels. Global Voices a également pour but de donner une plateforme à des voix souvent marginalisées. Cela inclut des sujets aussi variés que les droits humains, les inégalités sociales, les questions environnementales, la politique, et bien plus encore. Global publie des articles traduits dans plusieurs langues dans son site web. En somme, Global Voices est un acteur clé dans le domaine des médias citoyens et de l'activisme numérique.

 

        Photo pendant la journée publique du Sommet Global Voices 2024 à l'hotel Yak et Yeti à Katmandou, au Népal. Photo de Jer Clarke

 Célébration de la diversité humaine et des idées 

Le Sommet de Global Voices au Nepal fut bien plus qu’une simple conférence ou une réunion professionnelle: Pour moi, ce fut une occasion unique d'élargir mes horizons, de découvrir des talents incroyables. Certes, ce sommet a été une célébration de la diversité humaine et des idées qui façonnent notre époque.  L'une des expériences les plus marquantes de ce voyage a été de rencontrer des personnes exceptionnelles et inspirantes venant de différents coins du monde. Chaque participant, riche de son histoire et de sa culture, m'a permis de comprendre la richesse de notre humanité. Qu'il s'agisse de journalistes, d'activistes, de blogueurs ou de créateurs de contenu, chacun portait une passion et un désir d'impacter positivement le monde. C'était une véritable célébration de la pluralité des voix et des perspectives.

Equipe Sub-Saharan Global Voices. Photo de Jer Clarke

 Le Népal, un pays aux multiples facettes 

Mais ce sommet n’a pas seulement été une occasion d’élargir mon réseau et de partager des idées. Le Népal, un pays à la fois mystique et moderne, m’a ouvert ses portes d’une manière que je n’aurais jamais imaginée. L'architecture de Katmandou, la capitale, les temples anciens, les rituels bouddhistes, et les montagnes imposantes m’ont fait réaliser combien l’histoire et la spiritualité s’entrelacent dans ce pays. Lors de mes temps libres, j'ai eu l'opportunité de visiter des lieux emblématiques comme le temple de Swayambhunath (le Temple des Singes), la place Durbar, et bien sûr, de m’imprégner de la sérénité de la vallée de Katmandou. Les montagnes de l’Himalaya, bien qu'éloignées, semblaient veiller sur cette ville dynamique. Ce voyage a été l’occasion de comprendre la vie quotidienne des Népalais, de goûter à leur cuisine savoureuse, et de découvrir les traditions ancestrales qui façonnent cette société. Parler avec les habitants, qu'ils soient artisans, commerçants ou guides, m’a permis de voir un autre aspect du Népal, bien loin des sentiers battus. 

Statue dans l'aeroport de Népal. Raveloaritiana Mamisoa Isabelle
 

Un apprentissage constant  

Ce voyage était une véritable opportunité d'apprentissage, à la fois sur le plan personnel et professionnel. Chaque discussion, chaque échange, m’a permis de voir le monde sous un angle différent. J’ai appris l’importance de la résilience, de la solidarité, et de l’ouverture d’esprit. En rencontrant des personnes issues de cultures différentes, j’ai appris à valoriser ce qui fait la richesse de notre diversité. Le sommet de Global Voices a également été un moment propice pour échanger des idées sur les problématiques mondiales. Ce sommet a également mis en lumière les enjeux mondiaux de demain : le rôle de la technologie dans l'évolution des sociétés, la liberté d'expression, la diversité des médias, et l'impact des réseaux sociaux sur la conscience collective. Les échanges avec des journalistes, des blogueurs, et des traducteurs m'ont permis de mieux comprendre les enjeux de la communication dans un monde interconnecté, où chaque voix a le pouvoir de changer la réalité. 

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En conclusion, ce voyage au Népal, dans le cadre du sommet de Global Voices, restera gravé dans ma mémoire comme l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Je rentre de ce voyage avec un sentiment d’enrichissement personnel et une vision du monde élargie. Ce sommet m’a non seulement permis de comprendre l’importance des voix de chacun dans le monde, mais aussi de découvrir un pays qui, à bien des égards, m'a profondément marqué. J'espère que ce voyage me permettra de continuer à tisser des liens forts avec mes nouvelles connexions et de poursuivre mon engagement pour la préservation de ma langue maternelle et à partager des idées et des expériences avec le monde entier par le biais de mes articles.

Cliquez ici pour voir les événement et les articles relatives au #sommetGloblaVoices2024.

#GlobalVoices

#Summit2024

#digitalmedia

#activism

 

 

vendredi 27 décembre 2024

L'usage inapproprié des antibiotiques représente un danger pour notre santé.

Dans le cadre de la semaine mondiale de sensibilisation aux antimicrobiens (WAAW), Madagascar se mobilise contre la résistance aux antimicrobiens. Cette sensibilisation à travers le monde a pour but  de mieux informer et comprendre la résistance aux antimicrobiens et à améliorer les meilleures pratiques auprès des parties prenantes de l’approche « Une seule santé » afin de minimiser la survenue et la propagation des infections pharmacorésistantes. Le thème de la Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens de cette année est « Éduquer. Promouvoir. Agir maintenant”.

Photo de l'Organisation Mondiale de la Santé

La Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens a lieu du 18 au 24 novembre chaque année. La participation de Madagascar à cette sensibilisation s'est déroulée à Antananarivo et à Majunga, un événement qui a souligné les problème sanitaires occasionnés par la résistance aux antimicrobiens (RAM),et qui menace la vie de millions de personnes.

L’OMS classe la résistance aux antimicrobiens parmi les 10 principales menaces pour la santé publique mondiale En 2021, le RAM a causé 1,14 million de décès dans le monde et a été associé à près de cinq millions de décès, dont 5 400 à Madagascar, qui résulte en partie de l’utilisation excessive et irrationnelle des antibiotiques, notamment à travers l’automédication.

 


Conscient du danger que constitue la RAM et de l’enjeu sur l’avenir, Madagascar a pris l'engagement de lutter contre la RAM dès 2016 en signant la déclaration politique issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la résistance aux agents antimicrobiens et fait partie des 10 pays africains engagés dans le système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens. Un un plan d'action national a été adopté en 2019, en alignement avec le Plan d’Action Mondial de l’OMS. Ce plan bénéficie du soutien de la FAO, de l’OMS, de l’OMSA et du PNUE, via le projet AntiMicrobial Resistance Multi-Partner Trust Fund (AMR-MPTF) et le Programme Global Health Security (GHSP). 

Sur son page Facebook, l'institut Pasteur de Madagascar  a publié:

" 💊La semaine mondiale pour un bon usage des #antimicrobiens : « 𝐄́𝐝𝐮𝐪𝐮𝐞𝐫. 𝐏𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫. 𝐀𝐠𝐢𝐫 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 ».

C’est l’occasion de sensibiliser le public et les professionnels de santé à la résistance aux antibiotiques et de les encourager pour l’adoption de meilleures pratiques d’utilisation.
Les #antibiotiques sont des médicaments capables de combattre des infections causées par des bactéries, ils sauvent des millions de personnes.
L’#antibiorésistance est l’une des menaces principales qui pèsent aujourd’hui sur la santé de l’humanité selon l’@Organisation mondiale de la Santé
« 𝑨𝒈𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒂𝒏𝒕𝒊𝒎𝒊𝒄𝒓𝒐𝒃𝒊𝒆𝒏𝒔 : 𝒂̀ 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒑𝒖𝒍𝒆𝒓 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒑𝒓𝒆́𝒄𝒂𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 »

 


 Le message du Directrice Régionale de l'OMS a mis l'accent sur la menace majeure de la résistance aux antimicrobiens:

"La résistance aux antimicrobiens compromet notre capacité à traiter les infections. Il s’agit d’une menace majeure pour la santé humaine, animale et environnementale.

Le recours excessif aux antibiotiques est un facteur clé de la résistance aux antimicrobiens, et la Région de la Méditerranée orientale enregistre le taux de consommation d'antibiotiques le plus élevé au monde.

Nous devons agir maintenant. Il est nécessaire d’améliorer l'utilisation responsable des antibiotiques, conformément au Guide AWaRe de l'OMS sur les antibiotiques. Nous devons également garantir un accès équitable à des médicaments et des diagnostics de qualité dans toute la Région, y compris dans les pays à faible revenu et dans les zones touchées par des conflits."

 D'ici 2050, sans la résistance aux antimicrobiens pourrait entrainer 39 millions de décès – à moins que nous n'agissions dès maintenant.

 


A Madagascar, des irrégularités décrédibilisent les résultats des élections communales de décembre 2024

Image de la Commune urbaine d'Antananarivo ; capture d'écran de la chaîne YouTube de 2424mg [/caption] Initialement prévues en nove...